Interrupção

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28.4.11

APPEL À COMMUNICATIONS

Colloque international Liberté et oppression dans le Royaume-Uni des années 1960, Université François-Rabelais de Tours, 17-19 novembre 2011

Au Royaume-Uni, selon l’interprétation canonique, les années soixante ont été marquées par un esprit de contestation quasi révolutionnaire : soif de liberté et volonté de s’affranchir d’un carcan socio-moral se sont illustrées dans une production artistique riche, variée, et souvent provocatrice, subversive, ainsi que dans de nombreux phénomènes sociétaux. Age d'or de la jeunesse, avec ses mods et ses rockers, ou encore de la culture populaire qui prenait définitivement ses droits à travers des séries télévisées (Coronation Street, The Saint, Danger Man, The Avengers), ou du cinéma (Cathy Come Home, The Servant, If), les "Sixties" conservaient, cependant et avant tout, une dimension politique où la confrontation et la remise en question par la violence étaient souvent la norme : du pop festival aux protest marches, du flower power au black power, la période associe librement et énergiquement des formes d'expression culturelle novatrices à des revendications politiques volontaires et finement articulées.

L’autorité politique et sociale ainsi que les canons littéraires et esthétiques furent l’objet d’une redéfinition à une époque où l’écriture télévisuelle commençait à s’imposer comme une nouvelle forme artistique : les productions filmiques ont mis en scène et remis en question l’autorité et ses figures, les faisant parfois voler en éclats. Elles ont par ailleurs consacré l’émergence d’un contre-pouvoir, celui de la jeunesse, et donné une autre raison d’être à l’objet d’art, par exemple, en conférant à la photographie une importance accrue.

Depuis le Royaume Uni, le phénomène "Sixties" devait avoir des réverbérations à la fois spontanées et durables et, en Europe occidentale comme aux Etats-Unis notamment, d’une ampleur qui ne cesse encore d'étonner, d'attirer le regard et de poser des questions de fond. Aujourd’hui, le monde industriel dit avancé cherche encore à s'extirper de raisonnements sociaux et de logiques économiques qui, enclenchés de façon enthousiaste à l'époque, donnent encore lieu à des doutes et à des questionnements fréquents, générant anxiétés et réactions parfois virulentes.

Il ne s'agit pas d'encenser les "Sixties", de les auréoler de manière complaisante ou nostalgique, ni de les remettre en cause ou de les condamner. En invitant à l'analyse de l'influence concrète des mouvements de contestation et des diverses innovations artistiques sur la culture politique du Royaume-Uni et sur la société britannique, les organisateurs du colloque souhaitent tout d'abord mieux définir, ou redéfinir, l'objet "Sixties" : dans quelle mesure cette périodisation conserve-t-elle aujourd’hui pertinence, intégrité ou homogénéité ? C’est que l’interprétation de cet ensemble ne cesse d'évoluer : aux côtés des clichés qui prétendent encore monopoliser notre rapport affectif avec les Sixties (les Beatles sur le seuil du 10 Downing Street, Twiggy à la une de Vogue), l'héritage de l'époque paraît aujourd'hui complexe : à la fois redondant et foisonnant, libérateur et contraignant, créatif mais tendant à formater nos rapports avec le style et nos attentes relatives aux modalités légitimes de remise en cause des normes.

Les propositions de communication de 200 mots environ (en français ou en anglais), accompagnées d'une courte bio-bibliographie sont à envoyer avant le 30 juin 2011 conjointement à Molly O’Brien Castro (molly.obriencastro@orange.fr) et à Sébastien Salbayre (sebastien.salbayre@univ-tours.fr). Les propositions seront examinées de manière anonyme par le comité scientifique pluridisciplinaire. Comité scientifique: Trevor Harris, Molly O’Brien Castro (Tours), Sébastien Salbayre (Tours), Neil Davie (Lyon 2), Sue Vive et Richard Canning (Sheffield) et Michael Parsons (Pau).

(http://calenda.revues.org/nouvelle19453.html)

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